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L’alfonic aide-t-il tous les publics ?

Oui ! Il aide aussi bien les enfants francophones que les personnes dyslexiques, les étrangers en apprentissage du français et les adultes en alphabétisation.

Chez les enfants francophones, l’alfonic fonctionne comme un révélateur des talents dont disposent déjà les futurs scripteurs : ils connaissent tous les phonèmes du français et sont déjà experts dans leur langue orale (voir à ce sujet notre article sur la créativité littéraire des enfants). Pour la même raison, l’alfonic rassure les adultes francophones en alphabétisation.

Chez les dyslexiques, l’alfonic aide à « créer de l’ordre » dans les textes proposés, puisqu’aucune lettre de l’alfonic n’est inutile dans aucun mot.

Et chez les étrangers ? Il est vrai que les allophones, enfants ou adultes débutant en français, n’ont pas encore la qualité « d’expert » en langue française. Mais l’alfonic les aidera à bien cerner tous les phonèmes du français, si difficiles à distinguer dans les complexités de l’orthographe.

Et les mots homophones dans l’orthographe ?

Hé oui, les mots changent parfois de sens selon le contexte – quelle que soit la langue. C’est une particularité qu’il faut faire remarquer aux élèves et aux étudiants.

Cependant, les professeurs de français langue étrangère témoignent que cette difficulté semble moins toucher les locuteurs étrangers. Pour un francophone qui apprend à écrire, seule l’orthographe permet de distinguer c’est (comme dans c’est mon chat noir) de ses (comme dans ses chats sont noirs). En effet, à l’oral, c’est et ses se prononcent exactement de la même manière. Mais pour un locuteur étranger, ce sont deux unités de sens tout à fait différentes. Certes, on les écrira avec les mêmes lettres en alfonic (puisque leur prononciation est identique), mais l’orthographe confirmera ensuite ce que l’allophone avait compris implicitement : c’est et ses ne veulent pas du tout dire la même chose. Un allophone ne les confondra donc pas.

Le besoin de lecture et d’écriture chez les adultes allophones

Les adultes allophones se montrent souvent pressés d’entrer dans l’orthographe. Ils ont raison : sans l’orthographe, la lecture du français resterait hasardeuse. Mais l’alfonic est un marchepied qui les aidera. Souvent, ceux qui veulent entrer trop vite dans l’écriture ont une prononciation peu compréhensible, qui peut entraîner sur eux un effet de halo négatif. Pour le dire autrement, leurs interlocuteurs francophones, trompés par une articulation imprécise, se feront à tort une idée négative de leurs compétences en français, peut-être bien meilleures que leur accent ne le laisse supposer. Aussi, passer deux ou trois semaines dans l’oral et dans l’alfonic ne constituera pas une perte de temps pour un public allophone mais un investissement pour l’avenir.

Découvrir avec précision les phonèmes du français

Grâce à l’alfonic, le prof dispose d’un « référent visuel unique » (une lettre unique, donc) permettant de donner une « identité visuelle » à chacun des phonèmes du français, ce que l’orthographe est impuissante à faire dans certains cas. L’alfonic est donc un outil précieux pour aider les apprenants étrangers dans leur découverte de la prononciation française.

Car, pour beaucoup, distinguer « u » (comme dans lu) et « ou » (comme dans loup) reste un défi. Les voyelles nasales « an » (comme dans banc), « on » (comme dans bon), « in » (comme dans bain) et « un » (comme dans humble) posent également des problèmes d’identification.

Pour améliorer la finesse de leur ouïe en français, l’enseignant pourra alors leur proposer des exercices sur mesure : des mots à trous, par exemple.

Comparer les phonèmes du français avec ceux de la langue maternelle

Enfin, dans nos écoles maternelles, primaires et secondaires, nombreux sont aujourd’hui les enfants qui parlent une langue autre que le français à la maison. Pour les sécuriser dans leur apprentissage et valoriser leurs compétences linguistiques qui sont bien réelles (même si l’école ne les utilise guère), le prof pourra proposer à sa classe – quel qu’en soit le niveau de français – de créer un répertoire de tous les sons connus des élèves, dans toutes les langues qu’ils parlent. Pour ce faire, il faudra sûrement faire appel à d’autres alphabets ou écritures : ce sera une découverte culturelle très intéressante pour les élèves qui ne parlent que le français.

De plus, cet exercice comparatif aidera les enfants allophones à repérer les phonèmes que leur langue maternelle partage avec le français, et les phonèmes qui diffèrent.

Enfin, ce petit jeu comparatif pourra servir de base à un éveil aux langues plus large, souhaitable dans le monde polyglotte d’aujourd’hui.  

En savoir plus ? Rendez-vous dans notre foire aux questions.

Image : bannière de l’alfonic.

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