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Concrètement, comment écrit-on l’alfonic ?

Le projet de l’alfonic est d’assigner une lettre unique à chaque son pertinent du français, toujours la même : « Un son égale une lettre, une lettre égale un son. »

Pour faciliter le passage à l’orthographe, la plupart des lettres utilisées par l’alfonic sont celles du français orthographique traditionnel.

Mais l’alphabet latin comporte 26 lettres, alors que le français utilise 36 phonèmes (36 sons pertinents distincts). Pour faire face à cette difficulté et pour pouvoir représenter tous les phonèmes qu’on articule en français, les concepteurs de l’alfonic ont ajouté à notre alphabet latin plusieurs diacritiques, c’est-à-dire des accents et des trémas.

Le tableau de l’alphabet alfonic

Voici un petit tableau qui énumère tous les phonèmes du français. Bonne découverte !

En savoir plus ?

Un article de Wendy Nève
Image : bannière de l’alfonic.

2 commentaires sur « L’alphabet alfonic du français »

  1. Bonjour, je vous remercie pour toutes vos informations. Je souhaite vous faire part de mon expérience avec alfonic – d’abord j’ai une classe de triple niveau. CP, CE1, CE2, – une très belle adhésion des enfants : exemple : l’écriture de la BD Ducobu, des échanges entre CP, CE1 CE2 inattendues.

    – c’est l’occasion de se retrouver tous autour d’une lecture de son puis la proposition de l’écriture :
    – ex ;[ hosô] : chausson, chosons, chossons, chossont : j’ai proposé de se mettre d’accord sur une écriture du son et nous avons embarqué, la nature des mots, l’accord avec le déterminant, comment reconnaître un nom commun, et nous avons fini par la fleur de sons.

    Malheureusement, 2 mamans s’opposent à l’utilisation de la méthode.

    Elles ont manifesté leur opposition au chef d’établissement. Ce dernier est également méfiant, car il ne connaît pas la méthode. Il décide de venir assister à une séance de travail :

    verdict : une réticence à l’écriture « du sons ». Selon lui cela peut perturber les enfants (même s’ il a constaté des enfants heureux, participants actifs sans débordement, une appétence à la recherche, à l’annonce de leçons restées sans transfert possible en orthographe).

    La rencontre avec un parent a été une épreuve : madame étant prof de français me demande d’arrêter cette méthode : malgré le diagnostic, l’explication de la démarche, et l’attitude plus que positive de son enfant.

    L’école « inspiration montessori », utilise Borel Maisonny en maternelle pour l’apprentissage de la lecture. Au CE1 et CE2 ces élèves ont TOUS la même difficulté : la méconnaissance du nom de la lettre et donc l’orthographe est une catastrophe : angoisse, une trace écrite inquiétante.

    D’autres parents ont constaté de réelles évolutions et progressions : envie d’écrire, une analyse de mots à l’écriture, recherche de sens, et même l’amélioration du graphisme.

    Moi je suis certaine qu’il n’y a pas de coupure entre les deux apprentissages :

    Je reste triste et un peu déstabilisée par l’attitude de l’équipe éducative et de ces deux parents.

    Je serais heureuse d’avoir des conseils, des informations. La GRAD de l’école est la seule qui a compris et trouvé cela très bien.

    Bien à vous.

    Mde Wilmann

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  2. Chère Madame,

    Je vous remercie chaleureusement pour votre témoignage et je suis vraiment heureuse que vos élèves aient pu dépasser leur crainte de l’écriture grâce à votre judicieuse utilisation de l’alfonic. Ce que vous dites de la joie et de l’enthousiasme de vos élèves prouve avec éclat, me semble-t-il, que l’alfonic a fait son travail et que vos compétences d’enseignante ne sont plus à prouver.

    Ce que vous racontez, en revanche, de la réaction de deux mamans et de votre chef d’établissement ne m’étonne guère, malheureusement. Il faut savoir qu’en français, nous avons une sorte de vénération envers notre orthographe, si ancienne, si chargée d’histoire et si complexe. Or, initialement, le code écrit est censé être une transcription fidèle de ce que nous prononçons (voyons chez les Italiens, par exemple : malgré une Histoire prestigieuse, leur écriture est simple et compréhensible au premier abord). Par ailleurs, l’écriture n’est pas la langue. Pouvons-nous « entendre » l’orthographe quand nous parlons ? Non, c’est impossible : il n’y a aucune orthographe dans la langue orale.

    Mais les francophones sont si habitués à leur code écrit qu’ils se méfient de toute tentative de comprendre l’écriture par un biais différent, surtout si ce biais les débarrasse (temporairement) de toute difficulté orthographique.

    Car, bien sûr, le but de l’alfonic n’est en aucun cas de remplacer notre orthographe actuelle (un enfant qui resterait bloqué dans l’alfonic serait en effet bien perplexe devant l’orthographe). Au contraire, comme vous l’avez constaté vous-même, l’alfonic est un tremplin vers l’orthographe car il sépare l’apprentissage du principe de l’écriture (« Si j’identifie les sons dans les mots, je peux les noter facilement ») et l’apprentissage des règles de l’orthographe.

    Pour prendre une comparaison automobile : c’est comme lorsque vous apprenez le code de la route. Vous débutez d’abord sur un parking, entre des pneus, pour éviter tout accident. Une fois que le principe de la conduite est bien acquis, vous passez à la conduite sur une route réelle. L’alfonic fonctionne de la même manière : en séparant les étapes, il permet un apprentissage moins anxiogène, plus joyeux. Mais en aucun cas un apprentissage moins rigoureux ou moins précis.

    Depuis la création de l’alfonic (à la demande d’enseignants de maternelle !), nous avons connu souvent les critiques (injustifiées) que vous avez constatées chez votre chef d’établissement et chez les parents d’élèves. À l’inverse, les plus enthousiastes pour l’alfonic étaient toujours les élèves et leurs enseignants. Pourquoi ne pourrait-on pas faire confiance à ces derniers ?

    À vos interlocuteurs inquiets, vous pouvez rappeler la force et l’efficacité des activités ludiques dans l’apprentissage : votre chef d’établissement et les deux mamans préfèrent-ils que les enfants soient anxieux devant l’écriture du français ? Faut-il nécessairement apprendre dans la souffrance ?

    Pour ma part, j’ai rencontré plusieurs enseignants tristes et déçus de constater, malgré leurs efforts, que la lecture (orthographique) restait lettre morte pour de trop nombreux enfants : « Comme s’ils ne comprenaient pas que les mots qu’ils lisent ont du sens. » Justement, avec l’alfonic, puisque les enfants sont encouragés à écrire (et vous dites vous-même qu’ils sont très enthousiastes), ils comprennent intuitivement que tout écrit a un sens. L’orthographe viendra ensuite, dès que le principe de l’écriture sera bien acquis. Vous me dites d’ailleurs que vous avez déjà présenté l’orthographe en classe, partiellement : vous avez très bien fait, et ce faisant, vous confirmez qu’il n’y a pas de coupure entre les deux apprentissages. Il est important que les enfants sachent, tout de suite, que l’alfonic est temporaire. Mais en attendant, ces enfants ont compris le principal : dans tout message écrit, il y a un sens à découvrir.

    Je ne comprends pas bien quand vous évoquez « des leçons sans transfert possible en orthographe ». Oui, bien sûr, certains mots changent du tout au tout lorsqu’on les fait passer de l’alfonic à l’orthographe (et c’est là que je reste affligée du décalage colossal entre ce que nous prononçons et ce que nous écrivons). Mais ce qui est évidemment « transférable », même en devant remplacer beaucoup de lettres lors du passage à l’orthographe, c’est la compréhension que tout message écrit porte un sens intelligible.

    L’alfonic n’est pas une méthode mais un outil : c’est ce qui explique sa souplesse d’utilisation. Si votre chef d’établissement ou les mamans restent méfiants, je vous invite à leur proposer de consulter notre site, lire le livre qui explique le fonctionnement de l’alfonic, et s’ils ne sont toujours pas convaincus, de nous contacter en direct. Nous nous ferons un plaisir de les rassurer sur le sérieux de notre démarche. 😊

    Bien à vous,

    Wendy Nève

    J’aime

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