Un article de Wendy Nève

Un des enjeux de l’écriture est de parvenir à identifier avec certitude les sons (les phonèmes) que nous entendons, afin de les transcrire au moyen des lettres qui leur correspondent. En orthographe, il arrive bien souvent que les lettres écrites ne correspondent pas aux sons entendus ; ou plus précisément qu’il faille joindre deux ou plusieurs lettres afin de transcrire un seul son. En alfonic, cette difficulté ne se pose pas puisqu’à chaque son du français correspond une lettre, toujours la même.

Identifier un phonème, c’est bien ; distinguer deux phonèmes proches, c’est encore mieux. Voilà pourquoi le jeu d’aujourd’hui portera sur la différence entre les consonnes « g » et « c ». Les linguistes les qualifient de vélaires occlusives car on les articule toutes les deux en pointant l’arrière de la langue contre le voile du palais et que le son produit fait un bruit sec au moment où l’articulation se relâche. La différence entre les deux est que « g » est une consonne sonore (on entend la voix) et que « c » est une consonne sourde (la voix ne s’y fait pas entendre, le son se rapproche d’un chuchotis).

Pour le faire comprendre aux enfants, on peut expliquer plus simplement.

Regarde dans un miroir ce que fait ta bouche quand tu dis « g ». Tu entrouvres les lèvres, tu pointes l’arrière de ta langue contre le fond de ton palais, et tu utilises ta voix pour faire sortir le son. On entend « g » dans gâteau, garde, gros, baguette, ogre, langue, mangue.

Pour dire « c », tu places l’arrière de ta langue au même endroit, bouche entrouverte : c’est le même mouvement que dans « c », mais tu ne fais pas sortir ta voix. Ton souffle, qui est prisonnier derrière ta langue, fait un petit claquement quand tu décolles ta langue de ton palais. On entend « c » dans cadeau, carte, croque-monsieur, paquet, ocre, [tu me] manques.

Ces deux phonèmes se ressemblent beaucoup mais il faut les distinguer pour se faire bien comprendre. Mes gants ne partent pas au camp scout, on ne jette pas sa bague au bac à papier, je crie que mon chat est gris, la crosse de saint Nicolas n’est pas grosse, on ne mange pas de glace en classe.

Dans la planche ci-jointe, on trouvera un jeu de mots croisés : l’élève dit à voix haute le nom des dessins, et selon qu’il y entend « g » ou « c », il remplit la grille.

Bon amusement !

Dessin : Wendy Nève.

Cliquer pour accéder à g-et-c_mots-croises.pdf

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