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L’alfonic est rigoureux en ce qu’il invite les futurs scripteurs du français à écouter de manière très précise ce qu’ils prononcent à voix haute. Pour les francophones, l’exercice est parfois déroutant. Nous baignons tellement dans l’écrit qu’il nous est parfois difficile de donner de l’importance à ce que nous entendons et prononçons.

Pour prendre un exemple frappant, évoquons notre célèbre e muet, souvent présent en fin de mot dans l’orthographe. Cette lettre n’est « muette » que parce que nous ne la prononçons pas alors qu’elle fait partie du mot écrit. Cette constatation prouve avec éclat la prédominance, peut-être exagérée, que nous accordons à l’écrit. En effet, à l’oral, cet e « muet » n’existe simplement pas : c’est la raison pour laquelle on ne l’écrit pas en alfonic. Si, contrairement à nos habitudes, nous considérions cette particularité linguistique d’abord sous l’angle de la langue orale, nous pourrions dire que la lettre e, écrite « abusivement » si l’on s’en réfère à son absence dans la prononciation, est une lettre « ajoutée » dans l’écriture, une sorte de lettre « fantôme ». Mais quand on parle, quand on déclame, quand on chante, le son « e » apparaît parfois entre deux consonnes pour fluidifier la prononciation de la phrase.

Revenons à notre propos. Pour encourager l’écoute de la langue française, rien ne vaut l’exercice bien connu des profs : la compréhension à l’audition. En effet, pour se familiariser avec des phonèmes difficiles à cerner, on peut s’habituer à les rechercher dans un document audio. C’est évidemment un exercice que peuvent organiser non seulement les instituteurs des classes francophones mais aussi les profs de français langue étrangère (FLE) pour leurs étudiants internationaux.

Aujourd’hui, nous proposons donc l’écoute active de la belle chanson de Jacques Brel, Il neige sur Liège. Les applications concrètes ne sont pas compliquées : on peut d’abord inviter les enfants à compléter les paroles du texte écrit (en alfonic) avec les bons phonèmes. Puis leur proposer de venir écrire au tableau tous les mots, toutes les phrases dont ils se souviennent (selon le principe du « nuage de mots ») : les élèves sont alors encouragés à écrire précisément tous les phonèmes qu’ils ont repérés dans les mots.

Bon amusement !
Image (montage) : Valerie Hill (Pixabay).
Cliquez ci-dessous pour télécharger notre activité en PDF.

Un commentaire sur « Il neige sur Liège en alfonic »

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