Un article de Wendy Nève

Avec quel alphabet écrit-on le français ? L’alphabet latin. Combien de lettres compte cet alphabet ? Vingt-six. Certains enfants, dès la maternelle, sont très fiers de pouvoir déclamer l’alphabet dans l’ordre. À juste titre car c’est un bel effort de mémoire.

Mais combien y a-t-il de phonèmes en français ? Pour le dire autrement, combien de sons différents la langue française utilise-t-elle ? Trente-cinq. Vraiment !? Faisons le décompte : 14 voyelles, dont les voyelles nasales ; 3 semi-voyelles ; et 18 consonnes. Selon les régions, ça peut varier. En Belgique, nous faisons la différence entre « in » (de brin) et « un » (de brun) ; alors qu’en France, beaucoup de gens prononcent les deux de la même manière. En Belgique, le « a » (de patte) et le « â » (de pâte) n’ont qu’une différence de longueur ; alors qu’en France, le son n’est pas le même.

Bref : 35 sons utiles et nécessaires à identifier. Aïe, mais nous n’avons que 26 lettres ! C’est la raison pour laquelle l’alfonic s’est débrouillé pour utiliser d’autres lettres ou d’autres diacritiques (accents, trémas, etc.), pour continuer à respecter le principe de base de l’alfonic : « un son égale une lettre, une lettre égale un son ». Aussi les lettres de l’alfonic sont-elles un peu plus nombreuses que les lettres de l’alphabet latin.

Aujourd’hui, nous débuterons avec les voyelles. Pour que l’enfant se familiarise avec leur forme et leur sens, voici un ensemble de planches qui détaille les voyelles en alfonic. Certaines sont assez simples à dessiner, d’autres sont beaucoup plus complexes. Certaines se répondent, comme c’est le cas entre les lettres-voyelles simples et leurs jumelles pourvues d’accents ou de points.

Le tréma indique toujours que le son sort partiellement par le nez : c’est le cas des phonèmes constituant les voyelles nasales « an » (de blanc), « on » (de cochon), « in » (de vingt) et « un » (de brun).

Parmi les semi-voyelles, nous présentons le « ill- » (de coquille ou hyène), représenté en alfonic par l’y. Le « w » (de poire ou oiseau) est présenté aussi, bien qu’il fasse double emploi avec le « ou » (de loupe ou chou), que l’alfonic écrit tous deux w, bien que leur prononciation soit un peu différente. La semi-voyelle « u » (de huit, cuivre) n’est pas présentée ici car elle s’écrit en alfonic comme la voyelle, u, et que son articulation est fort proche de cette dernière.

Nous avons également présenté les voyelles longues « â » (de pâte), « ê » (de maître) et « î » (d’île), que les francophones de Belgique ne confondent pas avec leurs jumelles courtes « a » (de patte), « è » (de mettre) et « i » (d’il). Comme dans l’orthographe, l’accent circonflexe y indique la longueur.

On peut varier les plaisirs : suivre le tracé de la lettre avec son doigt, le picoter avec un picot, ou même le remplir de laine ou de plasticine. L’important est que l’enfant mémorise, avec ses yeux et ses mains, la forme spécifique de chaque lettre. Pour que l’enfant peaufine son mouvement avec un bic en main, on peut aussi placer le modèle ci-dessous dans une pochette en plastique et lui faire tracer les lettres avec un feutre à ardoise.

Bon amusement !

Illustration : Wendy Nève.

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