Un article de Wendy Nève

Savoir écrire, c’est utile. Avoir envie d’écrire à quelqu’un, c’est beaucoup mieux. Les écrivains vous le diront : on n’écrit pas pour soi, mais pour son public. Les enfants aussi apprécient de savoir qu’ils auront des lecteurs. Pourquoi ne pas organiser avec eux le jeu du facteur ? C’est un jeu idéal lorsqu’il fait gris dehors et que vous espérez obtenir un peu de calme en classe.

Ce jeu offre un grand avantage : pour une fois, on écrit ce qu’on veut. Et sans se tracasser de l’orthographe si on écrit en alfonic.

On choisit un destinataire parmi ses camarades de classe et on lui envoie une lettre. Celui qui n’a pas envie d’écrire tout de suite pourra faire le facteur, qu’on appellera en disant : « Facteur, facteur, j’ai une lettre à te confier ! » Le facteur remettra la précieuse lettre à son destinataire, à l’autre bout de la classe ou de la maison, en annonçant : « Voilà du courrier pour toi ! » Pour varier les plaisirs, on peut changer de facteur régulièrement.

Voici donc quelques modèles de lettres et de cartes postales à remplir. L’instituteur pourra en profiter pour montrer comment on compose une lettre : on commence par « Chère Maya », puis on écrit sa lettre, ensuite on signe, enfin on note l’adresse. Dans les cartes postales, on peut même ornementer la place réservée au timbre.

Les participants peuvent remplir autant de cartes postales et de lettres qu’ils le souhaitent. Chacun raconte ce qui l’amuse : on peut envoyer des mots doux et des bisous, détailler ses vacances, expliquer une recette de cuisine, raconter une histoire d’aventures, décrire le beau costume qu’on mettra au carnaval, raconter une blague, imaginer l’après-midi merveilleux de Barbie à la plage ou énumérer les bêtises de mon chien-qui-a-mangé-mes-chaussettes. Le choix des sujets est libre : place à la créativité !

Cette activité peut renforcer la cohésion d’un groupe si on invite les participants à adresser des mots gentils, des mots d’encouragement, des compliments à leurs correspondants.

C’est aussi l’occasion de faire preuve d’imagination : on peut inventer de nouvelles cartes postales, dessiner et écrire sur papier libre, envoyer des pliages ou des bricolages accompagnés d’un mot d’explication.

Bon amusement !

Illustration (montage) : Settergren, Clker-Free-Vector-Images et WikimediaImages (Pixabay).

Un commentaire sur « Le jeu du facteur en alfonic »

  1. La linguiste française Henriette Walter nous écrit à ce sujet :
    « Très bonne idée. Cela m’a rappelé le jour où les petits écoliers parisiens ont reçu une lettre des enfants de Fuveau, en Provence, et où la petite fille qui avait été désignée pour lire la lettre à ses petits camarades, s’était exclamée : “Ah ! Ils écrivent avec accent !” (Avec André et Jeanne Martinet, nous étions au fond de la classe, en observateurs muets) »
    Merci, Henriette, pour ce commentaire amusant !

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